La Roche au Dade au soleil 554

L'aventure et l'évasion

La Roche au Dade au soleil 554

25 juin 2022 Via ferrata 0

La Roche au Dade au soleil       554

 Nous ne décrirons pas cette via ferrata, déjà sujet de plusieurs articles de notre site et surtout archi-commentée dans plusieurs autres aisément accessibles sur Internet.
Laissons d’abord Coco en évoquer l’essentiel du jour :

 
 
 
Dimanche, après une bonne nuit de sommeil récupératrice, réveil à 6h30. 
Aujourd’hui l’activité est prévue pour juste la matinée.
Via de Morez avec 3 parcours différents. 
Nous commençons à 8h. Il fait déjà très chaud. 
À notre arrivée nous sommes heureux de voir un serpent sur le muret en train de se chauffer au soleil.
NDLR Il s’agira d’une vipère Aspic, variété rousse.
Lui nous trouve moins « cool » et préfère prendre la fuite. 
 
Nous démarrons par la voie athlétique. 
Voie verticale avec du dévers.
NDLR : en réalité, la paroi n’est que très peu déversante, mais l’implantation des barreaux (souvent déportés à gauche) crée un déversement du corps ou oblige à une progression en asymétrie presque constante
Je bénis la longette qui permet de faire des pauses.
NDLR : notons ici que la longette signalée est additionnelle et non pas celle formée par un mousqueton placé dans la boucle de sangle du « V » des longes doubles commerciales. Étant plus courte, et surtout indépendante, elle permet des manipulations, des positions et des repos améliorés.
 
 
 
Souvent constituée d’une dégaine d’escalade, son usage ne pose aucun problème de sécurité dès lors qu’une des longes principales reste placée ailleurs, ce qui est la règle. On peut l’améliorer en associant une sangle « express » à un mousqueton à virole automatique au pontet et à un mousqueton en acier grande ouverture pour l’usage pratique. Cet acier permet des usages particuliers sur les câbles sans risquer des usures prématurées.
Kiki est passé devant, suivi de Toto et de Gigi, puis je suis en dernier ce qui me permet de prendre mon temps, sans pression. 
Toto peine car le vertige le stresse et il ne veut pas utiliser sa longette. 
Nous arrivons bientôt devant la tyrolienne. 
NDLR : il s’agit d’une tyrolienne volontairement « remontante », devant être utilisée avec longe courte et poulie « rapide », le tout dument signalé aux usagers et usagères…
Elle est un peu « compliquée » car remonte à son arrivée ce qui nécessite un peu d’effort…ou beaucoup, selon les gens !
Kiki passe en premier sans souci. 
Gigi aide Toto à installer sa poulie et le convainc à passer au delà de son stress face au vide. 
 
Toto s’élance et… oups ! Il se retrouve coincé au milieu de la tyrolienne à cause d’une mauvaise installation des longes dans  la poulie. Toto n’est pas raccordé à sa longette mais à une des longes principales et, du coup, sa seconde longe principale posée sur le câble crée un important frottement qui l’a bloqué après quelques mètres seulement. 
Gigi s’engage donc à son tour pour l’aider à se sortir de la situation. 
Il le rejoint, le bloque entre ses jambes, ne détache pas la longe freineuse mais après auto-allègement de  Toto,  le pousse avec les bras…les deux étant à présent chacun sur sa poulie fonctionnelle.
Kiki de son côté qui avait prévu une corde pour nous tracter, l’installe et les aide sur la fin. 
 
 
 
Vient mon tour. La distraction et (certainement) la fatigue font que je mets ma poulie n’importe comment et me retrouve à mon tour bloquée au milieu. 
 
En fait au lieu de mettre la poulie sur le câble… J’y ai mis le mousqueton de soutien. 
 
 
 
Heureusement il est de section ronde et solide. (en acier !)
À coups de reins je progresse en m’aidant des bras. Contente d’avoir des gants…
Arrivée aux deux-tiers Kiki peut m’envoyer la corde de tractage et me sort de ce mauvais pas.
Bien sûr, tout cela l’amuse comme à chaque fois que nous faisons des bêtises formatrices !!! Lol…
NDLR Les lectrices et lecteurs intéressé(e)s par le décryptage de ce genre d’incident pourront lire l’article suivant (555)
 
Nous reprenons notre progression. La chaleur augmente alors qu’il est encore assez tôt. 
Nous mettons encore 20 minutes pour rejoindre le sommet (Le belvédère).
Une mini-pause dans un banc en forme de « transat » est bienvenue. 
 
Puis c’est la descente dans la forêt. Sentier un peu raide à mon goût, mais qui nous amène une ombre rafraîchissante. 
Et hop! Nous allons faire la seconde voie…
Nous patientons un peu pour laisser un groupe de six personnes prendre un peu d’avance…et surtout pour nous assurer qu’ils prendront une autre voie que celle que nous projetons de parcourir.
 
La progression est plus simple. Un pont népalais et un pont de singes agrémentent cette voie qui rejoint ensuite celle précédemment faite. 
Ce second passage me semble plus facile. Mon corps ayant « enregistré » les gestes. 
A bien y regarder, on va donc ainsi faire deux fois la grande via principale !!! Mais ça, personne ne nous l’avait dit…et comme on n’a pas le droit de reculer sauf urgence, on repasse partout !
 
La chaleur devient forte et la fatigue de la grimpe aussi. 
Reste la troisième voie dite « ludique ». 
Elle est effectivement facile en regard des deux autres. 
Un pont en rondins dit « Népalais », un pont de singes, une passerelle en planches, et une tyrolienne bien sympathique. 
 
Il est 12h30. Nous aurons mis 4h30 pour parcourir les 3 voies. Retard dû aux « sauvetages », suites de nos erreurs du jour. 
La bonne humeur toutefois reste imperturbable et la pause déjeuner à l’ombre remet tout le monde d’aplomb. 
 
Et il est déjà temps de se décider à reprendre la route du retour. 
Eh, oui ! Trois jours, ça passe vite !!
 
Merci à SJV pour l’organisation hors-pair habituelle où (presque) tout a été pensé pour que nous passions un bon séjour. 

          TOTO  en action !!! 70 m de tyrolienne…

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