Randonnée « surprise » avant l’hiver … 365

L'aventure et l'évasion

Randonnée « surprise » avant l’hiver … 365

5 décembre 2020 Randonnée 0

Randonnée « surprise » avant l’hiver … 365

La limite horaire et la distance de déplacement autorisée imposées par les règles Covid 19 ayant enfin évolué pour respectivement passer à 3 h et 20 km, le club SJV a pu proposer une petite activité de proximité…


La question du nombre de participants a heureusement été réglée par le Ministère en charge des Sports, peu avant, qui a autorisé les sports organisés en groupes (mais pas « collectifs ») pour les activités de plein air dans l’espace public ouvert.
Partant de là, le secrétariat du premier ministre ayant autorisé le co-voiturage (pour 3 passagers au maximum) pour toutes les sorties autorisées moyennant masques et attestations dérogatoires personnelles, le projet est devenu viable…moyennant 4 véhicules.
Quatorze adhérentes et adhérents ont ainsi pu se retrouver à Montgé-en-Goële par un grisâtre samedi de décembre !!!


Grisâtre, mais pas trop froid, par faible vent, et surtout sans pluie…et quand on randonne d’un bon pas, c’est presque un temps idéal, sauf pour les couleurs, les ombres, les reliefs.
Pour relever un peu l’intérêt de l’itinéraire, une « surprise » était au programme vers la mi-parcours…il s’agissait d’une visite de souterrain ! Pas bien long sous terre, mais dans un tunnel aux dimensions réduites et surtout, au sol fait de marne verte.
Cette dernière pouvant être dure comme de la pierre à l’état sec comme très molle et visqueuse à l’état hydraté saturé.
Et il se trouvait que quelques mètres de tunnel présentaient ce second état !


Il en est résulté des embourbements plus ou moins bien gérés, avec quelques enlisements partiels et deux ou trois pertes de chaussures ! Un peu de stress ou beaucoup de rigolade selon les caractères…
Comme d’habitude, dans ces situations, on ne sait pas comment les femmes ressortent avec des vêtements presque immaculés tandis que les hommes donnent l’impression de s’être volontairement salis. (???)
Un peu crottés, quelques pieds mouillés…tout le monde est reparti avec un bon moral, car, finalement, ce sont ces petites anecdotes salées qui servent d’apéritifs pour de futures aventures bien plus évoluées, et attendues !
Ce ne seront ce jour-là que neuf petits kilomètres dans une forêt de fin d’automne, du large chemin de débardage au sentier biscornu, avec un peu de dénivelé, souvent dans un épais tapis de feuilles mortes, mais neuf kilomètres bien agréables quand on ne dispose théoriquement que de deux heures sur place !

Laissons place à quelques courts témoignages…parfois divergents !!!

Question : C’était comment en tunnel ?
Réponse Wennou  : Nul ! Bon…en fait, l
e début c’était bien, mais après c’était nul parce que je me suis pris les pieds  dans la glaise, je me suis enfoncé et j’arrivais plus à sortir mes pieds et je me suis retrouvé en chaussettes dans la boue, on a été obligé de me sortir de là et j’ai fait demi-tour…


Réponse du Club des cinq – Lolo :  c’était drôle,  ça nous a bien plu car c’était marrant… ça nous fera un souvenir !!!
On croyait être venues pour faire une randonnée normale, pas pour marcher dans un bourbier d’argile au sein d’un tunnel collecteur d’eau pour un petit village ! 🙂 !

Du coup, on a fait un bain d’argile gratuit c’était magnifique ! 🙂 !

Réponse d’anonyme :

Dans un souterrain, c’est presque à chaque pas une découverte…un intérêt, un questionnement.
Quel est ce souterrain ? A qui, à quoi servait-il ou sert-il encore ? Quel âge a-t-il ? Que vais-je y trouver, y rencontrer ?
De quelles pierres est-il construit ? Comment l’a-t-on bâti ? Je guette les inscriptions possibles, les détails des parois et du plafond, les traces de mains, de pieds, de pattes, les déchets, les plumes ou poils perdus, ce qui vole, ce qui est posé, des cadavres, ce qui pousse, les marques des outils…
Je détecte les odeurs, je précise les couleurs, je cherche des minéraux, des cristaux, des concrétions, je mesure mentalement, je m’oriente, je mémorise le cheminement…Je prélève des échantillons si ça ne dégrade rien, je photographie…
Oui, tout cela presque chaque mètre…dans un souterrain.
L’intensité de l’observation et l’éveil de la curiosité y sont exacerbés par l’incongruité du contexte, et par la réduction considérable de l’environnement, en dimensions comme en diversité.

Question : Alors que penses-tu de cette petite sortie ?

Réponse de Coco : Bel après-midi de balade en forêt de Montgé. Les feuilles sont au sol et les arbres s’étirent vers le ciel dans leur plus simple expression.
Belle lumière, qui joue entre eux avec parfois, le jaune d’or d’un arbre dont les feuilles sont encore là.
Petite exploration d’un collecteur d’eau qui aura été l’occasion de rigolade et de découverte insolite.
Architecture intéressante avec, au fond, un puits sympathique.
Nous marchons jusqu’à la nuit et cela donne l’occasion de voir la lumière du soleil au loin qui s’éteint.
Merci pour ce bol d’air organisé par SJV.
Comme d’habitude nous rentrons bien crottés mais heureux des échanges et des découvertes.
 

 

Réponse de Kina : J’aime bien cette sortie, mais c’est bien dommage que les feuilles des arbres soient toutes tombées !

Réponse de Tony : Journée froide mais agréable,  en forêt avec tout un tas de jeunes . Toujours agréables ces mélanges des genres chez SJV , toutes les tranches d’âges étaient représentées dans les deux sexes .

J’ai même appris le mot  » Géodésie »…et tout ce qu’il désigne :  » La géodésie est la science, destinée, à l’origine, au tracé des cartes, qui s’est attachée à résoudre le problème des dimensions, puis de la forme de la Terre, ce qui fait d’elle, à son origine, la première forme de la géographie moderne »…
Le chien a bien profité de sa journée ! Il dort et commence à rêver, ses pattes bougent et il grogne de temps en temps…Dieu seul sait ce qui peut bien passer dans le cerveau d’un chien qui a couru et flairé pendant 20 km dans une forêt giboyeuse…!

Merci encore pour cette journée .

Réponse de Nico :


Nous avons effectué une promenade forestière très sympathique pour se retrouver un peu en cette période compliquée.
Avec un groupe lui aussi très sympathique et en plein air… j’ai passé un bon moment !

Le passage dans le tunnel était mignon mais…très salissant !
J’avais perdu les « bonnes » habitudes de la spéléologie…je ne m’y attendais pas !!! 

A bientôt en tout cas !

 

Réponse de Liline :

Nous sommes allés faire une randonnée (un peu plus de 8500 mètres) dans les bois avec un petit groupe de personnes et 2 chiens qui ont vraiment dû adorer la sortie !
C’était une randonnée, petite mais  très sympathique, que j’ai beaucoup aimée surtout avec un beau paysage
On a beaucoup marché, mais c’était vraiment bien.
Merci pour cette sortie, j’espère en refaire des comme ça !
 
Réponse de Gigi :

Nous sommes partis en forêt de Montgé-en-Goële pour une sortie plus familiale que sportive car l’ensemble du groupe était hétérogène.
Après 30 petites minutes de voiture, nous voilà sur site avec mes 2 passagères, au demeurant très discrètes : seuls quelques mots me parviendront aux oreilles concernant leurs notes sur différentes matières.
Nous sommes en équipage réduit car COVID oblige, nous sommes limités en nombre de personnes et le masque, bien que je n’y sois pas très favorable, est de rigueur si nous souhaitons ne pas être « hors -la-loi » et faire des sorties plus éloignées une autre fois !
La randonnée, plus promenade qu’autre chose, se passe fort bien et de petits groupes se forment en fonction des échanges et des situations : nous sommes quand même une quinzaine et 2 chiens et l’on peut trouver des sujets de conversation avec tout le monde, sans distinction d’âge, de sexe, et même… jouer avec les chiens !
En cours de route, Kiki nous fait découvrir un ancien collecteur d’eau que la plupart emprunteront.
L’ouvrage est bien conservé, n’est pas très humide et en s’enfonçant au plus profond de la galerie, il y a un écart de température impressionnant en terme de chaleur.
A mi-parcours, nous tombons sur un endroit marneux et là : moment d’amusement ou non, selon les personnes, car certains et certaines y laisseront leurs chaussures mais heureusement récupérées, car à SVJ, on ne laisse pas de déchets, non mais !

Après cet épisode souterrain, nous repartons pour la suite du périple, mais avec 1 kg de plus par chaussure car il est très difficile de se défaire de cet élément collant…Et nos chaussures d’un beau vert marneux essaient de sécher en attendant que nous les nettoyions.
Nous terminons la sortie par la visite du parc mais malgré l’heure (environ 17h00 ?) il commence à faire noir et certains finiront par sortir les frontales et les portables en mode éclairage.
Ceci était notre première « longue » sortie depuis longtemps et malgré le froid (raisonnable) et humide, je pense que cela a fait du bien à tout le monde de se réunir en forêt pour un instant de liberté retrouvée.
A bientôt pour de nouvelles aventures sans masque, sans gel, sans limites !
 
 
Réponse de Zézèle : 

Quand nous sommes arrivés, j’était contente… c’était bien de pouvoir sortir en forêt pour une randonnée.
De plus on était avec notre chienne d’un an qui était heureuse aussi avec l’autre chien.
Je me suis bien amusée surtout dans le souterrain avec les « sables » mouvants d’argile c’était très drôle et divertissant.
De plus la petite visite du village était très jolie, la suite de la randonnée dans la nuit et le parc aussi.
C’était vraiment bien et j’espère on en refera une!!

Merci,

 

Réponse d’Elamine :
une randonnée bien organisée et ce qui était bien c’est que tout le monde allait à la même allure, je n’ai pas voulu aller dans le souterrain car j’ai peur du noir et je n’ai pas apprécié non plus de terminer dans le noir au lac !
La forêt était très belle et c’était un beau circuit. J’ai bien aimé qu’il y ait des chiens ça a mis de l’action.
Je serai présente pour la prochaine sortie! 

 
Réponse de Wennou :
j’ai trouvé que c’était une balade très bien, sauf la « grotte » car j’ai eu peur de m’enfoncer dans la boue. Sinon je me suis beaucoup amusé et j’ai beaucoup aimé et j’ai pêché des feuilles avec un bâton pointu et j’ai aimé courir avec les chiens. Ensuite nous avons visité le parc la nuit et je m’amusais à m’allonger dans l’herbe mais il n’y avait pas d’étoiles. Maman a perdu son gant. Je serai très content de refaire une balade comme celle-ci !
 
Réponse de Lélette :
une jolie randonnée vivifiante, relativement facile mais variée, avec une partie de jour et une partie de nuit amusante qui change de l’ordinaire et nous fait découvrir autrement des paysages connus. Je ne me suis pas risquée dans le tunnel qui me paraissait douteux…et suis donc restée relativement propre !
Une bouffée d’oxygène bien agréable par ces temps-ci, et un groupe sympathique ! À refaire, Merci!
 

Réponses glanées çà et là :
 J’aime bien marcher dans cette forêt car j’y retrouve des moments agréables de mon passé.
Cette petite randonnée conviviale m’a fait du bien, il y avait une bonne ambiance de la part de tous.
Ce qui m’a bien plu, c’est qu’il y ait des passages donnant une large vue sur la vallée.
J’ai apprécié les larges allées car les grands arbres majestueux sont mieux mis en valeur.
Je ne suis pas allée dans le souterrain, mais j’ai trouvé élégante et romantique l’entrée voûtée en pierres avec les lierres qui pendent…que l’on découvre soudainement, comme dans les romans d’aventures…
A la fin, en « nocturne », j’ai admiré les cimes des grands arbres du parc qui se découpaient sur le ciel sombre et nuageux.
 
 
Hormis le « souterrain surprise », il y eut quelques éléments remarquables, surtout pour ceux qui n’étaient jamais venus dans cette forêt. Par exemple, le Signal géodésique de Montgé…
C’est à 200 m d’altitude, au point culminant de la forêt, que l’Etat avait fait construire, à la fin du XIXème siècle (1889), cette tour, haute de 16,5 m. Elle sera utilisée par le service géographique de l’armée (créé en 1881) afin d’effectuer des levées de précision de la topographie pour réaliser des cartes d’Etat Major. Ce service sera remplacé par l’IGN en 1940.

Elle servit aussi de support au télégraphe optique de Chappe c’était une des 500 à 600  bases du réseau de communication à distance français du XIXème siècle.
Ce ne fut supplanté par le télégraphe électrique qu’après 1840…
Durant la 2ème guerre mondiale, cette tour, surmontée d’une plateforme en bois, servira de poste d’observation.
En 1910, il n’y avait pas encore l’armature métallique de renfort que l’on peut encore voir actuellement.
 
 
 
 
Les huttes quadruplées du sommet sont réalisées au départ par un groupe, puis connaissent une croissance comparable à celle de cairns de montagne, chaque passant qui le souhaite ajoutant sa branche morte aux précédentes…on arrive alors à des édifices très fournis !

De ce fait, ils sont relativement respectés, et on ne compte plus les prises de vue réalisées avec des enfants !
Le « lac » du parc (1300 m²) est alimenté par un chenal collecteur de 700 m  creusé à niveau de la strate de marnes. Il est malheureusement de moins en moins souvent plein, car c’est dans cette circonstance que l’effet esthétique est maximal.
La chapelle du Domaine Saint-Thibault ( XIX -ème siècle) domaine qui était à l’origine un grand parc à l’anglaise, à la faveur du relief naturel des lieux. On y trouve un massif de volumineux rhododendrons entourant la butte dite « du Tombeau », des allées de platanes, la fameuse fausse rivière, artificielle alimentant le plan d’eau (issue du ruissellement sur les couches de marnes) au pied d’une rocaille, et une vaste esplanade engazonnée, avec de très grands arbres et buis.
Ici s’éleva pendant plus de 600 ans un important prieuré de la Confrérie du Saint-Sépulcre d’Allemagne, puis un château, construit en 1850 et qui n’aura duré qu’un siècle…il n’en reste que quelques dépendances, de grands murs d’enceinte et une grille imposante, ainsi qu’un petit château d’eau.
 
   

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