Mur d’escalade diversifié 520

L'aventure et l'évasion

Mur d’escalade diversifié 520

22 mars 2022 Spéléologie Via ferrata 0

Mur d’escalade diversifié       520

Accédant sporadiquement au mur d’escalade de Villeparisis, le club pratique cette activité salutaire, bien qu’elle n’entre pas dans ses principales compétences, restant dans des évolutions « raisonnables », la sécurité de toutes et tous étant primordiale.
L’impossibilité de développer une pratique de canyonisme, de spéléisme ou de via ferratisme en conditions réelles à moins de 200 à 400 km nous a conduits à chercher des dérivatifs, que Spéléchêne et Spélépuits apportent, grosso-modo.
Le mur d’escalade, avec sa grande proximité et sa praticabilité par tous temps, s’ajoutant à moins de matériel à installer et moins de préparatifs  individuels peut, dans certaines limites évidemment, être aménagé pour autoriser les pratiques annexes qui sont les nôtres.
Les rappels de cordes peuvent être modifiés en cordes fixes, en quelques secondes, moyennant un bon  nœud de blocage (Huit sur ganse par exemple) amené par coulissage aux amarrages supérieurs.
Par souci de sécurité, à la première montée, la ganse du nœud de blocage est mousquetonnée à l’amarrage, ce qui rend les deux brins de l’ex-rappel utilisables et évite toute méprise.

Une autre possibilité est de poser une paire de plaquettes à la base du mur et d’y amarrer  les deux brins du rappel avec 1 m de « mou », ils deviennent alors utilisables d’un côté ou de l’autre, et, en cas d’erreur en  haut, la « chute » se limite à… 1 mètre !
Cette disposition autorise des progressions verticales sur corde avec appui sur la paroi plus ou moins marqué si dévers positif, ou plein vide si on choisit les voies sous dévers négatifs (surplombs).
Mais on peut faire bien mieux en installant des mains courantes ou des fractionnements et déviations, grâce à la multitude de plaquettes dédiées normalement aux grimpées « en tête ».
Sur le mur des Petits Marais, on en compte une soixantaine en sus des 12 relais d’amarrages supérieurs, et rien n’empêche de visser quelques plaquettes ou broches supplémentaires grâce au chevillage pré-installé des panneaux industriels.
Ces mises en place vont alors simuler des progressions plus typées, se rapprochant de la via ferrata sans barreaux (dite à prises « naturelles ») ou de la spéléologie sub-verticale.

L’autre avantage est d’autoriser la pratique simultanée, individuelle ou en équipe, de plusieurs personnes, sur des supports variés, alternant avec l’escalade sensu stricto.
Bien sûr, cette alternative ouvre la possibilité de l’apprentissage de l’équipement d’une cavité ou d’un canyon, ainsi que de leur déséquipement.
Des temps de repos peuvent être consacrés à l’étude des nœuds, de techniques de réchappe, de secourisme et autres lovages de cordes…
Sur ces installations qui réclament un peu de temps et ont donc intérêt à être intégrées dans des ateliers simultanés, beaucoup de principes techniques et sécuritaires peuvent être travaillés, progression en tous sens, croisements, repos, aide à équipier en difficulté, dégagement personnel ou d’autrui en cas de blocage…
Ce ne peut être « comme en vrai », mais peut s’en rapprocher beaucoup !

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