Variations autour des « 25 bosses » 521

L'aventure et l'évasion

Variations autour des « 25 bosses » 521

22 mars 2022 Randonnée 0

Variations autour des « 25 bosses »     521

Ce circuit bellifontain quasi-légendaire n’a plus à être décrit dans sa formule la plus couramment partagée, en marche « ordinaire » ou en mode « trail », pas des milliers de personnes chaque année, au point que le parking forestier le plus connu de Noisy-sur-Ecole est généralement complet chaque week-end dès que l’on entre dans les horaires classiques de pratiques familiales, associatives, amicales voire individuelles…et ce en toutes saisons.
Seules de vilaines conditions météorologiques peuvent le rendre désert, et encore…
L’objectif de cet article est justement de suggérer des variantes plus ou moins originales qui peuvent paraître « bizarres » pour certaines mais ont toutes un ou plusieurs intérêts particuliers, selon les individus concernés. Il n’est pas envisagé ici de formules visant une compétition avec d’autres ou avec soi-même, mais c’est évidemment possible pour les adeptes de la course, des records à établir et/ou à battre…etc.
De même écartons-nous les formules plus ou moins commerciales, intégrant des prestations payantes, avec ou sans guidage.
On passera sur l’idée banale de parcourir l’itinéraire dans un sens ou dans l’autre…ou de réduire la boucle autant que voulu… !

– 25 bosses « randonnée de montagne » en autonomie.
Le circuit est parcouru avec un chargement complet de randonnée au long cours, soit (en moyenne) avec un sac à dos de 15 kg. Outre l’effort sensiblement plus intense du fait de la masse supplémentaire  à déplacer ( + 15 à 30 % selon les corpulences initiales des individus) on trouve aussi un travail d’équilibration, de placement des appuis de pieds. Cette formule peut s’agrémenter d’un bivouac, lequel, théoriquement interdit, peut se pratiquer sans entrave ni sanction s’il est intelligemment réalisé, sans feu évidemment, avec la discrétion qui s’impose…ce ne sont pas les coins retirés qui manquent. De la tombée de la nuit au lever du jour s’entendant.

-25 bosses hivernales enneigées
C’est évidemment étroitement lié aux conditions météorologiques, donc à guetter…mais si l’occasion se présente, ne pas la manquer !
Hormis des paysages sublimes et dépaysants, il y aura là un travail de marche attentive, de l’anticipation motricielle, et des choix d’équipements adaptés aux circonstances (chaussures, guêtres basses, gants, lunettes de soleil…). De bien belles photos en perspective !

 

 

– 25 bosses sous la pluie
Il faut la choisir « battante », durable, autant que possible, pour que les sensations soient bien au rendez-vous. Bien évidemment, un équipement adapté selon la température ambiante et la présence de vent ou non sera à travailler. Là encore, la progression va nécessiter une certaine expérience, notamment quant aux rochers qui peuvent devenir très glissants selon leur couverture d’algues et de lichens en plus du sable poudreux, et aux racines affleurantes qui sont autant de glissades assurées si on les prend longitudinalement ou presque.
Le pluie va transformer les lieux de façon incroyable par endroits, en créant des flaques éphémères qui miroitent de partout, en rendant brillantes de multiples surfaces surtout si les arbres sont feuillés, et en faisant apparaître toute une faune inhabituellement rencontrée.
On y ajoute la musique de l’eau qui tombe, qui ruisselle, qui tambourine… Tout un programme !

– 25 bosses nocturnes
cette formule peut se pratiquer de deux façons : avec ou sans éclairage.
Par « sans éclairage » on entend que l’éclairage n’est pas utilisé sauf en cas de difficulté, mais qu’une ou deux lampes doivent cependant être emportées, justement en cas de difficulté. Des lampes frontales sont particulièrement indiquées !
Avec éclairage, on a des paysages très particuliers du fait du champ visuel réduit et surtout du jeu des ombres mouvantes.
Sans éclairage, il faut choisir une nuit avec lune, sinon ça devient franchement difficile voire dangereux (mais pas impossible), et dès que les yeux se sont accoutumés à la forte pénombre, on constate que l’on y voit finalement plutôt bien. Pour autant, ce n’est pas le plein jour non plus, et la prudence reste de mise pour éviter les chutes diverses, coincements de pied, torsions de chevilles…
C’est plus facile quand les arbres sont défeuillés…c’est évident ! Mais il y a moins de vie animale à détecter…
La forêt nocturne est en effet riche de bruits et de sons, surtout si on n’a pas de lampes allumées et encore mieux si on s’arrête suffisamment longtemps sans bouger ni parler, pour écouter…

– 25 bosses méditatives
le circuit est parcouru intégralement sans un mot seul(e) ou non, avec une pause calée (10 minutes par exemple) à chaque bosse, avec paysage ou rocher curieux, arbre à embrasser ou autre sujet de concentration. Prévoir  environ 9 heures pour le bouclage. Chacune et chacun met ce que bon lui semble dans sa tête…et/ou en laisse sortir tout ce qui l' »intoxique » !
On en revient généralement comme « changé.e », il peut être difficile de se replonger ensuite dans le fracas des voitures, des villes, des gens…mais quelques heures à essayer de se faire du bien, ça ne se refuse pas.

 

– 25 bosses photographiques (dessinatrices si le talent est là…)
L’idée est simple, mais bien peu de gens la réalisent, obnubilés qu’ils sont par la marche. Or, grâce à la photo numérique des dernières décennies, on peut s’en donner à cœur joie tant les sujets minéraux, végétaux, animaux, paysagers, et humains sont nombreux ! Cette formule va impliquer un rythme beaucoup plus lent, va guider le regard sur beaucoup de choses ordinairement négligées, mais bien sûr réclame beaucoup de temps et, si vécue à plusieurs, suppose que tout le monde soit bien en phase avec cette option…idéalement, que tout le monde soit photographe !

 

– 25 bosses littéraires (voire poétiques)
L’idée maîtresse est de composer de petits textes, voire de simples phrases, au détour des chemins empruntés, selon le contexte et l’inspiration instantanée. Cela suppose soit un calepin et stylo, soit un enregistreur. Les textes peuvent être fixés sur place ou inspirer une rédaction plus soutenue une fois revenu.e chez soi. Cela aussi peut demander beaucoup de temps…10 ou 12 heures passeront vite !
L’inverse, c’est à dire emporter de quoi lire, soit dans le genre essai ou roman, soit dans celui de poèmes ou de courtes phrases, brèves pensées, citations…peut aussi être très enrichissant.
L’addition des deux approches n’est d’ailleurs pas à exclure !

-25 bosses chantantes (voire dansantes) et/ou musicales
Sur le mode de randonnée légère, on prévoit d’emporter les textes de chansons (parfois seulement le refrain et un seul couplet par exemple), à entonner à chaque bosse, face au panorama, ou au contraire de façon plus confidentielle dans des rochers, en veillant cependant à ne pas importuner d’autres pratiquantes et pratiquants. Quitte à se déporter un peu du chemin balisé. On peut pousser le luxe en emportant un instrument léger (flûte ou harmonica par exemple) ou un appareil électronique avec pré-enregistrement type karaoké…tout cela en restant discret, petit volume sonore…et de courte durée à chaque fois.  Chanter en restant mobile est aussi une possibilité, mais, là encore, en veillant au respect des autres pratiquantes et pratiquants… à envisager ni trop fort, ni trop près, ni permanent !

 

-25 bosses sans arrêt
Il s’agit là d’un exercice intéressant, qui implique d’uriner avant d’entreprendre le circuit que l’on va parcourir sans AUCUN arrêt, en optant soit pour une vitesse constante ou presque, à choisir individuellement, soit pour une vitesse variable selon le contexte de terrain, mais, dans les deux cas, sans jamais s’arrêter. Le dispositif permettant de boire régulièrement sans pause est donc à recommander pour éviter une déshydratation néfaste.
Ceci « travaille » l’effort continu, l’endurance même (ou surtout) sans chercher de performance.

 

-25 bosses ludique (si on est plusieurs)
On prévoit 10, 15, 20 ou 25 interludes agrémentés de petits jeux rapides ne nécessitant que peu de matériel voire pas du tout. Exemples simples : osselets, cartes à jouer, chat perché, « béret », « chandelle », mots croisés ou sudoku en « concours », cache-cache, cache-tampon, marelle tracée en terre, jeu de billes, jeu d’eau au passage de mares, grimpette de rochers faciles…

 

 

-25 bosses + 10 = 35
Formule rarement pratiquée qui consiste tout simplement à effectuer un « huit » dissymétrique cumulant le circuit classique 25 bosses avec le circuit « bleu » du nord à 10 bosses…c’est plus long et plus « dur ». A ce compte-là, on peut aussi bricoler un itinéraire à 40, 45 ou 50 bosses, etc.

-25 bosses… laissées à l’imagination des lectrices et lecteurs !!!

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *