Référentiel premiers secours EFS 519

L'aventure et l'évasion

Référentiel premiers secours EFS 519

14 mars 2022 Canyon Spéléologie 0

Référentiel premiers secours EFS      519

La FFS dont l’EFS ont mis en ligne des référentiels principalement destinés aux organisations de stages de découverte, formation, perfectionnement, recyclage, spécialisation, a priori dans le cadre de dispositifs officiels, potentiellement diplômants.
Tout cela ne peut être que positivement reçu, et S.J.V. encourage les lectrices et lecteurs pratiquant ou envisageant de pratiquer la canyonisme ou la spéléologie à s’y inscrire s’ils le veulent bien et le peuvent.
Néanmoins, certaines et certains ne le voudront pas, en la forme  proposée, ou ne le pourront pas.
Parmi nos membres des années récentes ou plus anciennes, et leurs relations directes, , plusieurs ont en effet invoqué diverses raisons de préférer des formations internes aux clubs, dont le nôtre.
On peut citer, parmi les arguments les plus fréquemment entendus :
– contrainte temporelle trop importante eu égard à l’activité professionnelle
– contrainte temporelle trop importante eu égard à la vie de couple et/ou de famille
– coût financier global, même avec prise en charge partielle par le club ou un CDS
– coût de transport, de plus en plus élevé, tant par le train que par voie routière
– temps de conduite routière trop important, notamment pour les habitants d’IDF et autres régions éloignées des lieux de stage
– scrupule quant à l’empreinte « carbone » et autres polluants lié au déplacement automobile, souvent nécessaire.
– avantages peu évidents par rapport à ce que le club peut leur apporter…le pluralisme relationnel et technique paraissant très limité.
– inintérêt d’une qualification « officielle », les compétences réelles avec mise en situation répétée et diversifiée étant l’essentiel.
– apprentissage plus efficace et rapide avec des proches de club, le « relationnel » étant porteur de communication et de conviction.

C’est pourquoi ces référentiels ont été repris in extenso sous une forme condensée, en trois petits articles, qui peuvent permettre à chacune et chacun de voir où elle ou il en sont, et de choisir parmi les compétences non encore acquises celles qui leur paraissent les plus intéressantes à étudier, avec pour objectif d’en maîtriser le plus possible…ceci en concertation avec celles et ceux des clubs susceptibles de les leur transmettre correctement.
Cette démarche est valable à tous niveaux, des débutantes et débutants aux cadres, qu’i s’agisse d’acquisition, d’amélioration, d’entretien des connaissances et pratiques.
A ce titre, outre la richesse cognitive et technique des unes et des unes, on peut trouver une mine d’informations et démonstrations sur Internet, car nombre de publications de qualité y foisonnent, à lire et relire, ou visionner autant de fois que nécessaire, et le pluralisme y est bien présent.
Notons au passage que, comme pour le permis de conduite automobile, il n’y a aucune comparaison entre les compétences et les expériences d’une ou un jeune titulaire de ce document « qualifiant » et celles des conductrices et conducteurs de « terrain »…les premières et premiers pouvant très bien être titulaires de leur permis sans avoir jamais conduit :
– de nuit
– plus d’une ou deux heures d’affilée
– à 130 Km/h (voire plus s’ils vont en Allemagne par exemple)
– par temps de pluie soutenue
– sur route enneigée ou verglacée
– avec véhicule très chargé
– avec véhicule sans visibilité centrale
– avec véhicule tractant une remorque
– en montagne (pour ceux et celles qui en sont loin)
– par temps de brouillard
– en milieu urbain à voies étroites (pour celles et ceux qui en sont loin)
– en conditions de circulation très dense
– ………………..

ce qui les distingue des personnes formées à l’aune des situations multiples plus ou moins complexes, inattendues ou volontairement créées, formation faisable en conditions réelles mais pas (ou rarement) en apprentissage réglé et quantifié minimaliste de la conduite. (A cette occasion, louons la conduite accompagnée !!! )
Pour la spéléologie, le canyonisme et bien d’autres activités techniques, il en va de même…

Référentiel premier secours EFS

 

1• Comprendre le concept de PSMI et de sa temporalité d’action dans la
gestion complète d’un secours en milieu isolé.

2•
Distinguer les contextes dans lesquels s’utilisent les compétences de
secourisme grand public de ceux dans lesquels s’utilisent les compétences

de secourisme en milieu isolé.

3•
Comprendre l’objectif de la formation : permettre aux pratiquants de
spéléologie et de canyonisme, en complément de leur formation de

secourisme grand public, d’assister une victime en milieu isolé lors d’un

accident de canyonisme ou de spéléologie, dans l’attente des secours

spécialisés.
4• Identifier les situations accidentogènes.
5•
Mobiliser des notions théoriques d’anatomie et de physiologie sportive.
6•
Repérer les signes d’hyper et d’hypothermie.
7•
Identifier les mécanismes de thermorégulation et de perte de chaleur :
radiation, convection, conduction.

8•
Identifier d’autres détresses en lien avec les activités sportives en milieu
isolé: hypoglycémie, épuisement, allergies.

9•
Identifier un traumatisme du rachis et d’en évaluer les risques (notions
anatomiques, indicateurs et risques neurologiques).

10•
Repérer un traumatisme des membres (luxation, fracture non déplacée,
déplacée, ouverte).

11•
Prioriser les gestes de premiers secours à victime dans la gestion d’un
accident.

12•
Réaliser un bilan en se servant de la « fiche alerte » dédiée.
13•
Réaliser une surveillance de la victime avec la « fiche de suivi » dédiée.
14• Mettre en œuvre les compétences fondamentales du PSC1 et de les
compléter par :

– Prendre un pouls (Radial, carotidien)

– Prendre une fréquence respiratoire

15•
Immobiliser le rachis cervical :
– Mettre en place un collier cervical de fortune

– Mettre confectionner un Ked de fortune (attelle cérébro-thoracique)

16•
Retourner une victime à un ou à plusieurs sauveteurs en respectant l’axe
tête cou tronc.

17•
Réaliser une position latérale de sécurité à un ou à plusieurs sauveteurs.
18•
Réaliser le relevage et le brancardage d’une victime en respectant l’axe tête
cou tronc pour mise en attente dans une zone d’attente sécurisée : de 1 à 4

sauveteurs.

19•
Immobiliser une fracture :
– Immobiliser une suspicion de fracture non déplacée (attelle souple)

– Ré-axer et immobiliser une fracture déplacée (enseignement par un

médecin, réalisation sous conditions)

20•
Mettre une victime en attente prolongée dans une zone d’attente sécurisée :
– Réaliser un point chaud

– Limiter les risques d’hypothermie

– Mettre en œuvre la règle des 5R (Repos, Réchauffer, Réhydrater,

Réalimenter, Réconforter)

21• Être capable de réaliser une trousse de premiers secours collective adaptée
aux activités sportives prévues en milieu isolé.

22•
Être capable de gérer son propre stress dans une situation de premiers
secours à victime.

23•
Être capable de donner l’alerte en utilisant les fiches bilan et de connaître
les principes de l’organisation spécifique des secours en spéléologie et en

canyonisme.

24•
Être capable de préparer un hélitreuillage
25 .Intervenir dans une situation concrète d’accident en milieu isolé.
26•
Réaliser l’ensemble des actions nécessaires à la prise en charge d’une
victime en milieu isolé.

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